INTRODUCTION AU VOYAGE
Nous avons commencé l'organisation du voyage un an à l'avance, en raison des obligations de réservations et principalement du ferry, car nous partons avec la voiture, un Freelander 2; nous ferons toutes les réservations, ferry et hébergements, par l'intermédiaire de Gallia à Paris.
Les préparatifs :
- investissement de 2 pneus supplémentaires en roue de secours, d'une galerie
- réservoir d'eau potable, un réfrigérateur à condensation et un jerrican d'essence (nous devons faire les pistes intérieures)
- installation et équipement de la voiture ont pris plusieurs jours à Bernard, avec élaboration de caisses de rangement, coffres pour les réserves.
- Achats de provisions, types soupes lyophilisées, nescafé, riz, lait en poudre, donc quelques denrées de base, le reste sera acheté sur place.
Le départ de Maurs en Auvergne se fait le jeudi 14 juin à 14h, pour une escale à Paris, où nous devons récupérer un sac pour Françoise et Daniel qui nous rejoindrons en Islande 4 jours plus tard par avion.
Départ par l'autoroute A 1 plein nord puis route par la Belgique (liège, Namur), nous passons ensuite par la Hollande, à proximité de Maastricht. Entrons en Allemagne, après achat d’une carte plus précise, car beaucoup de changement d’autoroutes.
Traversée par autoroute d’une partie de l’Allemagne jusqu’à Hambourg, notre arrêt pour la nuit.
Lundi 20 juin, route plein nord vers le Danemark, le soleil est présent, va-t-on le garder la journée ?
Autoroute jusqu’à la frontière, plein d’essence au Danemark.
Nous quittons l’autoroute. Le paysage bien que bouché semble assez joli, il doit y avoir plein d’oiseaux, nous voyons 3 vieux moulins, et plein d’éoliennes.
Arrivée au terminus vers 17h, reconnaissance du lieu d’embarquement pour demain, il y a déjà des véhicules.
L’hôtel se situe à environ 5 km, c’est très mignon en bord de plage. Diner sur place mais nous n’aurons pas de pt déjeuner car nous devrons partir trop tôt vers 5 h du matin.
TRAVERSEE EN FERRY - du 19 juin au 21 juin 2012
Notre départ au Danemark, nous ne sommes pas tous seuls. Bernard gare la voiture dans la soute pendant que j’embarque avec les piétons. De gros 4X4 embarquent. Nous avons pris une cabine pour les 2 jours de traversée.
Durant ces deux jours, nous passerons à côté des îles Shetland à 4 heures du matin, et aux Féroé le mercredi 20 juin vers 15h.
Ce fut la principale attraction, entre l’arrivée, le déchargement des voitures, le chargement de nouvelles voitures et le départ, nous allons traverser les iles des Féroé qui comportent plus de 18 îles, dont certaines reliées par des tunnels sous-marins.
Les toits des maisons autour du port sont en tourbe et peintes en rouge.
Les paysages sont magnifiques, les iles semblent très sauvages, nous restons plus de 3h sur le pont, Bernard se lâche sur les photos, moi je suis frustrée ma batterie à plat.
Le lendemain nous devrons nous lever très tôt pour libérer les cabines 2heures avant l’arrivée, soit à 5h du matin.
Il est environ 6h du matin, plein jour et les premiers paysages d’Islande

DESCRIPTION DE NOTRE PERIPLE
Nous avons parcouru pendant 3 semaines une bonne partie de l’Islande et fait plus de 4400 km sur place.
Chaque couleur sur la carte correspond à une étape.
Nous avons préparé toutes nos étapes en faisant un road book, qui a été complété par celui de l’agence Gallia.
Les cartes routières détaillées nous ont très bien aidées même si la signalétique est très claire sur place.
Tous nos hébergements ont été réservés par avance en France, indispensables en raison de la saison et de la petite capacité hôtelière.
Nous avons logé en refuge, dans des fermes et quelques hôtels. Dans l’ensemble hébergements de bonne qualité, le soir nous prenions la plupart du temps les repas sur les lieux d’hébergements.
Le midi nous avons tout le temps pique niqué, nous avions tout le nécessaire couverts, assiettes, nourriture de base et la glacière branchée sur la batterie. Sur place il est très facile de faire des courses, toutes les stations service font supermarché.
vendredi 21 juin - jour 1 - notre arrivée en Islande - 268 km
Nous avons mis le réveil de bonne heure, 5h ; tous les sacs sont prêts et partons au pt déjeuner.
Nous commençons à apercevoir les côtes, les fjords. Nous arrivons dans les temps à Seydisfjordur, ville de débarquement en Islande. Le débarquement un peu long se passe sans encombre, nous ne sommes pas choisis au contrôle douanier.
Nous laissons passer le flot, nous garons le véhicule et Bernard l’équipe en vrai 4x4 avec les roues de secours sur le toit ainsi que le jerrican.
Un tour à la banque pour changer des sous et la pompe pour faire le plein d’essence, nous testons, avec succès l’utilisation de la carte de réduction, qui nous a été remise lors du débarquement.
Nous faisons un arrêt dans un supermarché, quelques victuailles : yaourts, confiture, beurre, pain, tomates, banane.
Nous prenons la route 93 en direction d’Egilsstadir, 1ers arrêts photos de cascade, de très beaux paysages. Un lac de glace, une petite forêt avec lupins dans la descente vers Egilsstadir.
Nous nous arrêtons pour voir un groupe d’oies sauvages qui devaient se reposer dans un champ.
Nous prenons notre 1ère piste qui nous fera récupérer la R 1 beaucoup plus loin. Nous avons l’impression d’être seuls au monde, les paysages sont très beaux ; arrêt casse croute avec une vue superbe.
Nous continuons, apercevons d’autres oies, des canards ; arrêt à Modruladur, photo de la petite église, des maisons sont recouvertes de tourbes, c’est très joli.
Après avoir récupéré la 1, nous décidons de bifurquer et d’aller voir Dessifoss, une très belle cascade. Nous prenons une piste sur 30 km, le site est splendide, très impressionnant, une autre cascade un peu plus loin Hafragilsfoss, plus petite mais dans un cadre très impressionnant : le canyon.
Nous reprenons la route vers Myvatn. Nous allons à notre hébergement qui se trouve à Vogar, le long du lac.
Sommes logés dans des petits chalets, très mignons.
Nous y retrouvons 3h plus tard Françoise et Daniel qui sont arrivés par avion.
Un bon diner islandais
il est 22h30 et il fait plein jour.
Vendredi 22 juin – J 2 : journée autour du Lac Myvatn - 72 km
La nuit ne s’est pas vraiment manifestée. A 6 h du matin, il fait grand jour.
Après un très bon pt déjeuner à 7h30, fort copieux, truite fumée, charcuterie, fromages, yaourts, plein de sorte de pain… nous partons pour notre journée de visite.
1er arrêt le long de la R1 à une usine géothermique, un lac de soufre d’un bleu magnifique.
L’eau sort à plus de 100°C; cette superbe couleur bleue turquoise de l’eau est dûe à l’acide sulfurique. Il vaut mieux ne pas se baigner.
Nous commençons par le site géothermique de Námafjall (vraiment extraordinaire, un déluge d'odeur, de couleurs, de bruits.
Nous prévoyons une petite rando d’une 1heure. Nous montons en haut de la colline pour avoir un aperçu du site, la pente est un peu raide et cela glisse, mais c’est magnifique.
Nous reprenons les voitures pour prendre la piste 863 pour aller voir la coulée de lave du Leirhuiukur et surtout le cratère Viti et la caldeira Krafla. La piste passe en-dessous des conduites de l’usine de géothermie.
Sur le chemin en redescendant, détour par les grottes de Giotagia, grottes remplies d’eau à 45°C d’une grande limpidité, cela donnerait presque envie de se baigner; on voit très bien au-dessus la faille dans les rochers.
Ensuite nous redescendons et allons jusqu’au site de Höfdi, site très reposant, nous y pique-niquons, voyons des canards.
Sur ce promontoire, on découvre un petit bois, une faune abondante cachée dans les herbes et des pitons rocheux couverts de lichens oranges qui émergent du lac à Kalfastrond. Ce sont des colonnes de lave mises à nu par l'érosion.
Direction Dimmuborgir, formations de lave qui datent de 2000 ans, des beaux arches, site très grand ; il y fait très chaud
De là Françoise et Daniel vont à Dessifoss, pendant que nous allons faire le plein d’essence et les courses car demain nous partons pour Askja.
Après diner nous décidons d’aller voir les oiseaux au bord du lac. Nous sommes très vite envahis par les moucherons ; seul Bernard affronte les ennemis pour prendre les photos.
Nous retournons à notre hébergement vers 23h.
Samedi 23 juin – J 3 : piste d’Askja - 143 km
Toujours un bon pt déjeuner ce matin, quelques photos prises de l’étable qui se trouve à côté du restaurant, séparée par une vitre.
Départ vers 8h en direction de notre 1ère piste la F 88 ; nous partons sous un soleil radieux.
Le début de la piste nous semble bien sage, sommes très vite étonnés d’être tous seuls sur la piste.
Nous allons traverser pendant 2 jours le plus grand désert de lave de 6000 km2
Petit à petit la piste commence à devenir plus accidentée, les paysages changent, nous traversons des champs de lave, la piste passe par du sable, des cailloux. Et enfin nous arrivons à notre 1er gué, un affluent de la Jokulsa a Fjollum, une très grosse rivière, la même qui passe à Dettifoss.
Bernard enfile ses cuissardes pour tester le niveau de l’eau, cela devrait être bon l’eau n’a pas dépassé le trait de repère.
Nous nous élançons donc et le passage se fait avec grand succès.
Nous reprenons la piste, assez fiers de nous, piste qui se resserre et devient par moment un peu délicate. Autour de nous les paysages sont extraordinaires, difficile de trouver le bon qualificatif.
De superbes paysages - Herdubreid, la montagne en table qui domine le désert de l'Odadahraun du haut de ses 1682 m d'altitude, est visible à des kilomètres à la ronde. C'est un ancien volcan dont la formation remonte à l'ère glaciaire.
Nous arrivons au 2ème gué, celui de la Linda, un des plus difficiles; essai à la cuissarde, niveau semble correct. nous nous élançons et passage parfait; pourtant le niveau avoisinait les 50 à 55 cm.
Arrêt au refuge de Herdubreidarlindir pour aller voir les cygnes siffleurs, nous serons bien récompensés de notre ballade de 1h30 au milieu des moucherons. Le refuge doit être arrimé en raison des tempêtes.
Reprise de la piste, nous arrivons au refuge à 14h et décidons de monter jusqu’à la Caldeira, nous traversons un immense champ de lave, éruption récente de 1961, c’est très impressionnant , cohabitation de la lave et de la neige; paysages lunaires.
Pause pique nique organisée : table, salade de tomates islandaises, et un peu de moucherons..., avant d’aller traverser les névés pour admirer les lacs de Askja. La caldeira fait plus de 50 km2 . Les paysages sont magiques, immense champ de neige. Nous sommes tous seuls dans cette immensité. Le lac Oskjuvatn, le plus profond lac d’Islande (220m) d’un bleu très profond et à côté le lac Viti, un lac d’un bleu laiteux, du au soufre, les couleurs sont magnifiques

Dimanche 24 juin – J 4 : piste d’Askja à Eglisstadir - 236 km
Ce matin au refuge, réveil à 6h, il fait toujours beau, nous préparons le pt déjeuner et ensuite départ à 7h45, 13 °C.
Nous reprenons la piste F 910 et filons sur la droite.
Les paysages sont toujours aussi lunaires et impressionnants; Certains gués ont été remplacés par des ponts, heureusement quand on voit le débit de l’eau.
Nous traversons des champs de « sables noirs », qui peuvent fortement endommager les carrosseries;
Même l’herbe arrive à pousser. Nous ne croisons aucune voiture. Nous voulons ensuite continuer à prendre la piste F 910, mais nous avons du mal à trouver, les cartes étaient fausses.
Arrêt aux gorges de d’Hafrahvammsgljúfur. Elles sont très impressionnantes et nombreuses photos de fleurs.
Les paysages changent - nous arrivons au lac de Karahnjukavirkjun,barrage du même nom. Au fond le Snaefell, « la montagne des neiges », 1833 m. Nous quittons les pistes et le soleil pour le reste de la journée. Les gorges partent du barrage.
L’après-midi, toujours la pluie. Nous croisons un canard et arrivons à la chute de Hengifoss. Nous cassons la croute sur le parking entre 2 gouttes et départ pour 2h de marche pour aller voir la chute de près. Chute d’eau de plus de 120m de haut, de très belles orgues de basaltes avec des strates d’argile rouge. Le long du lit de la rivière de superbes mousses . Ce soir nous dormons à Egilsstadir.
Lundi 25 juin – J 5 : Eglisstadir à Gedi (Jökulsarlon) - 393 km
Pt déjeuner à 7h, fort copieux, grosse journée en vue.
Départ à 7h45 direction la R 92 pour les fjords de l’est.
Au départ le temps est couvert, voire un peu pluvieux. Nous longeons de nombreuses cascades, très jolies.
Nous descendons jusqu’au 1er fjord de la journée, Reydarfjordur la ville de ce fjord, nous ne nous arrêtons pas et filons jusqu’à Faskrudsfjordur, par un tunnel de 6 km, cette petite ville est l’ancien port des pêcheurs français qui venaient pêcher la morue.
Toutes les rues ont les 2 langues ; il y a un musée des pêcheurs français mais il est trop tôt et pas ouvert.
Nous continuons notre descente des fjords de l’est et faisons un arrêt à Stovarfjordur, avec visite du musée Petru, consacré à la plus grande collection privée de minéraux.
La pluie nous a un peu rejoint, les paysages sont très sauvages, toujours plein d’arrêts photos.
Nous décidons de continuer la route jusqu’au petit port de Djupivogur, joli petit port de pêche, une grande faune aviaire. Pause déjeuner au café Langabud, soupe aux asperges avec pain, saumon et gâteau.
Nombreux arrêts photos, nous découvrons notre 1er troupeau de rennes. Nous commençons à apercevoir le glacier Vatnajökull, le grand glacier d’Europe. De superbes champs de lupins.
Nous avons prévu un petit détour pour monter par la piste F 985, nous faisons 16 km de piste, cela monte beaucoup, plus de 840m de dénivelé. Après la traversée de paysages superbes à la montée, arrivée au refuse de Jöklasel, terminus de la piste. Nous sommes au niveau du glacier. Nous ne regrettons pas ce détour, même si le temps est un peu bouché. Les superbes paysages pris lors de la descente où nous aurons la surprise de voir un gros troupeau de rennes.
Le temps passe, il est 18h30 et nous devons filer vers notre hébergement.
Nous trouvons sans problème, nous sommes au bord de l’océan atlantique. Bien installés, au diner soupe aux asperges, truite pour certains et agneau.
Nous décidons de reprendre la voiture pour aller jusqu’à Jorkulsarlon (nous ne sommes qu'à une dizaine de kms) voir les icebergs dans l’eau et avons la chance de voir des phoques. Il y a les rayons du soleil qui éclairent la glace et se reflètent sur l’eau, c’est très beau, magique, une grande quiétude sur le site. Nous restons sur le site jusqu’à 23h. Nous reviendrons demain matin, pour le voir avec d’autres couleurs.
Mardi 26 juin – J 6 :Jökulsarlon à Kirkjubaejarklaustur - 161 km
Pt déj à 7h30 départ 8h pour revoir les icebergs à Jokulsarlon. La lumière est différente d’hier soir et même un peu moins magique.
Tous les icebergs s’étaient déplacés en 12h. On voit les cendres qui noircissent la glace.
Nous allons voir un autre lac glacière avec des icebergs à Fjallsarlon, il n’y a presque personne, site plus petit, plus sauvage.
Nous reprenons la R 1, après un arrêt essence; photos d’une ferme avec des toits de tourbe et semi enterrées pour les étables, très jolies.
Plus loin nouvel arrêt pour visiter une des 6 églises en tourbe à Hof, un joli cimetière, les tombes sont recouvertes de terre et une curieuse clef pour ouvrir l’église..
Nous reprenons la route, pour aller jusqu’au Vatnajokul, le plus grand glacier d’Europe. 1ère langue glacière : le Virkisjokull,, puis route vers le site très touristique du Skaftafell.
Nous faisons une rando d’une heure environ pour aller jusqu’à la chute Svartifoss, avec ses colonnes de basaltes. Superbes vues sur le glacier lors de la montée : le Hvannadalshnjukur (2110m). Une curieuse plante sur le chemin
jökulhlaup de 1996 : ce qui signifie course glaciaire. Nous traversons cet immense champs de lave et de cendres noires dû à la gigantesque éruption de 1996, qui a tout dévasté... La route passe au milieu de cet immense désert; c’est très impressionnant, on a du mal à imaginer la catastrophe.
Mercredi 27 juin - J 7 - journée au Laki - 108 km
Départ 8h15, il fait 13 °C, le temps est un peu couvert mais on nous a dit qu’il allait faire beau.
Nous partons pour la journée, ce soir nous retournons au même hébergement très agréable.
Nous débutons la piste F 206 à travers des paysages verdoyants, avec de nombreux moutons disséminés ça et là.
Pas d’arrêt photos, une ferme semi enterrée qui doit servir d’étable de montagne.
La piste semble plus difficile que les autres jours. Elle est réputée pour ses gués souvent difficiles à passer. Nous nous sommes renseignés hier soir auprès des hôteliers, cela devrait être bon.
Nous commençons par notre 1er gué, sans souci et juste après arrêt à la cascade de Fagrifoss, très belle cascade sauvage, aussi belle et moins touristique que celles déjà vues. Il y a même des toilettes (odeur délicate !) sur le petit parking.
Nous repartons, la piste monte devient très caillouteuse. Passage de notre 2ème gué, pas plus difficile.
Des paysages grandioses pendant la montée au Laki.
Nous arrivons au Lakagigar, qui fait partie du parc national ; nous commençons à apercevoir les glaciers du Vatnajokull.
Nous montons jusqu’au parking, situé au pied du Laki. Une garde nous indique les circuits de rando à faire et tout compte fait nous décidons de monter en haut du Laki, situé à 818 m.
La montée est un peu raide, le temps est un peu couvert, mais l’effort est récompensé, le point de vue est magnifique nous dominons tous les cratères qui ont causé la dévastation lors de l’éruption (35 cratères en tout).
Le temps commence à changer, les nuages et les gouttes commencent à arriver. Nous décidons de repartir par la piste F 207 pour faire la boucle, nous passons à côté des cratères et voulons pique niquer nous commençons et devons vite replier la pluie devenant trop forte.
Après un peu d’attente, le temps de manger le yaourt nous décidons de repartir car il pleut vraiment trop.
Dans la descente les paysages sont des champs de cendres de lave noire, c’est très impressionnant, on voit aussi des étendues de mousse qui recouvre la cendre.
Nous passons un gué, qui n’était pas annoncé, certainement le plus gros, mais réussi nous avons de la chance !
Les paysages s’alternent, des champs de pierre, de laves, de cailloux… une impression de bout du monde ; nous croisons un cycliste, un fou…
Encore une super journée, riche en émotions. Demain nous descendons sur Vik pour faire la partie sud et le tour du glacier qui a tant fait parler de lui il y a 2 ans.
Jeudi 28 juin – J 8 - 209 km Kirkjubaejarklaustur à Vik
Départ vers 8h 15, avec un petit rayon de soleil, il fait 16 °C. Nous prenons la route 204, qui fait se rapprocher de la mer et nous permet de voir des paysages sauvages ;
Un arrêt à la petit église Langhoil, isolée et pleine de charme. En chemin arrêt photos pour voir les chevaux
Nous reprenons la 1, région agricole riche, nous voyons de gros troupeaux de moutons, de grands champs.
Avant d’arriver à Vik, nous prenons une piste pour voir le monolithe : Hjorleifshofoi. De nombreux oiseaux y nichent, A cet endroit suite à une importante éruption de Katla en 1918, la mer a reculé de 2 km. Le monolithe avait avant les pieds dans l’eau.
Arrêt à Vik, pour les courses et achats souvenirs en laine.
Nous décidons d’aller aux falaises de Dyrholaey, pour voir les macareux et nous ne sommes pas déçus il y en a plein. Photos+++. Nous voyons aussi la plage de Vik, de sable noir.
Il se remet à pleuvoir et de plus en plus nous allons visiter le musée de Skogar, en espérant que la pluie cesse. Visite intéressante, musée d’arts populaires, reconstitution d’anciennes maisons.
Il pleut toujours, pause déjeuner à la cafétéria au musée des transports, car impossible de pique niquer.
Juste à côté, nous allons à la chute d’eau de Skogafoss, elle est très belle, mais les rayons du soleil manquent un peu.
En raison du temps météo et de la montre, nous décidons de raccourcir les visites prévues.
Nous repartons en direction de Vik.
Arrêt à la langue glaciaire de Solheimajokull, paysage sinistre et triste, tout le glacier est recouvert de cendres, c’est très impressionnant.
Repartons sur Vik, plein d’essence, de courses pour les 2 jours à venir.
Installation à l’hôtel, bon diner buffet. Demain nous remontons sur les pistes.
Vendredi 29 juin – J 9 – Vik à Landmanalaugar - 174 km
Nous partons ce matin pour 2 jours de pistes, encore de l’aventure.
Départ 7h45, il fait 11°C; le temps est couvert, nous reprenons la route 1 sur 30km et bifurquons sur la piste F 208, au programme il est prévu de nombreux passages de gués.
Nous traversons au départ plusieurs fermes, qui semblent riches, des chevaux.
Le temps semble commencer à se lever et le soleil pointe. Nous passons plusieurs gués, non indiqués sur la carte et sur la piste.
Nous décidons aux vues des conditions météo de faire la balade de la F 235 vers le lac Langisjor. La piste est très sauvage, quelques passages de gués, étendues de sable noir de volcan, c’est très impressionnant. Cela valait le détour.
Petite pause café au bord du lac et repartons vers la destination.
Toujours des gués à passer, pas spécialement difficiles. Le temps semble se couvrir et il pleut un peu.
Les paysages commencent à changer, on passe à côté d’une montagne noircie par la cendre et au pied de la mousse. Nous approchons du refuge, le paysage devient grandiose avec des tons multicolores sur les roches.
Nous décidons d’aller tout de suite au cratère Ljotpollur qui est une merveille : l’eau est d’un bleu turquoise très intense et les parois du cratère sont dans les tons de rouge.
Nous redescendons et allons au refuge. Nous devons traverser un gué costaud pour aller sur le parking du refuge.
Nous nous installons dans un dortoir de 12 lits. Nous faisons notre repas, car il est presque 16h et n’avons pas déjeuné.
Ensuite nous partons en balade pendant une bonne heure et allons voir les fumerolles, très belle balade. Nous traversons des champs de laves
Le cadre du refuge est grandiose, les montagnes autour sont une panoplie de couleurs.
Pour diner, nous sommes un peu envahis par un groupe, surtout le service logistique qui envahit la cuisine.
Nous arrivons quant même à faire notre diner au menu soupe, pates au saumon, fromage et fruits.
Le temps s’est à peu près maintenu toute la journée, alternance de quelques pluies, beaucoup de soleil et il fait un peu froid. Nous aurons passé aujourd’hui plus de 10 gués.
Demain nous repartons vers la civilisation.
Samedi 30 juin – J 10 – 208 km Landmanalaugar à Fludir
Réveil ce matin au refuge vers 6h, sous un grand soleil mais il fait froid, c’est même gelé dehors devant les sanitaires.
Courageux nous allons prendre notre douche chaude (500 KR) cela fait du bien, petit déjeuner et nous partons vers 7h20 il fait 7°C.
Quelques photos du passage de gué devant le refuge, car il ne nous en reste pas beaucoup à passer, comme quoi on s’y fait bien.
Les paysages varient au cours de la piste. Nous reprenons la F 208, toujours de belles couleurs des montagnes ; par endroit nous traversons des champs de cendres ; les montagnes sont très enneigées sur notre gauche. Nous voyons sur notre gauche le cratère Hekla ;
Nous retrouvons une autre piste la 26 qui nous ramène à la civilisation, nous revoyons des fermes, des chevaux ;
Ensuite route goudronnée, plein d’essence ; il n’est pas tard et nous décidons d’aller visiter Geysir et Gulfoss aujourd’hui.
Nous commençons par Gulfoos qui est une très belle cascade sur 2 niveaux, débit très impressionnant. Nous avons la chance d’avoir du soleil, nous descendons près de la chute qui rejette des embruns.
Nous reprenons la voiture et direction Geysir, mais avant pause pique nique à côté dans la forêt de Haukadalur. Jolie forêt nous trouvons un coin sympathique, sauf que nous avons de nombreux compagnons moucherons.
Puis nous allons admirer les geysers, principalement celui qui est en activité Strokkur.
Le clou est de le voir cracher sa grande gerbe d’eau à plus de 100°C sur 20m de haut.
De nombreuses photos…
Route vers Fludir, pour notre hébergement, juste avant arrêt d’achat de tomates. Installation à la gesthouse, moyenne en prestations. Nous irons diner en ville, car ne fait pas de resto.
Dimanche 1er juillet – J 11 – Fludir à Borganes - 220 km
Ce matin, pt déjeuner à 8h, beaucoup moins copieux que les autres jours. Nous avons prévu de passer par le bord de mer. Au départ le temps est un peu couvert.
1er arrêt à Laugaras, ville connue pour ses serres, effectivement elles ont alimentées par les sources d’eau bouillantes, de nombreuses fumerolles en bordure.
Arrêt ensuite à Skalholt, haut lieu d’Islande, c’est sur ce site qu’a été construite la 1ère cathédrale, début du christianisme en Islande, détruite lors d’un tremblement de terre. Vestiges. A été reconstruite une autre église, de beaux vitraux.
Nous filons ensuite sur le site de Pingvellir, lieu historique islandais, c’était là que siégeait le parlement. Nous voyons une belle cascade, le lieu ou se déroulait les discours et un beau point de vue. C’est aussi là que se trouve une faille importante entre celle de l’Eurasie et l’américaine.
En se trompant de route, nous tombons sur un groupe important d’oies sauvages avec leurs petits.
Nous reprenons la route vers le fjord Hvalfjordur, fjord des baleines ; arrêt pique nique au niveau de la cascade Glymur, que nous n’irons pas voir.
En repartant nous passons à côté de l’usine de traitement des baleines, car en Islande on chasse la baleine, mais ils ont des quotas, cette année usine fermée. Nous visitons un peu plus loin un petit musée sur la baleine.
Arrêt à Borganes, essence, courses pour 2 jours.
Nous nous dirigeons vers notre hébergement, cadre fort sympathique, un peu vieillot mais un certain charme, les chambres petites, comme souvent 2 lits. Nous nous apprêtons pour le diner.
Bernard et Daniel vont faire un tour à pied et se font attaquer par les sternes.
Lundi 2 juillet – J 12 – Borganes à Hellnar - 240 km
Après un bon pt déjeuner dans notre gesthouse, nous voici partis vers le Snaefellnes. Temps très couvert, il se met à pleuvoir.
La première escale prévue, montée sur le cratère Elborg pour le point de vue, se résume à une prise de photo de la voiture, le temps est trop maussade on ne verrait rien.
Arrêt photos en cours de route d’églises, et nous décidons d’aller faire l’excursion en mer tous aujourd’hui.
Nous arrivons et tout compte fait, Daniel ne veut pas car il n’y a pas de baleines.
Visite de la ville, nous en profitons pour aller à la banque et finir d’envoyer les cartes postales.
Nous reprenons la route dans l’autre sens pour reprendre notre circuit où nous l’avions laissé.
Arrêt donc au site d’Ytri Tunga, pour y voir les phoques, une grosse saucée nous fait attendre un peu en voiture. Nous allons vers la plage et joie ils sont là, pas une grande colonie mais nous en voyons 5 ou 6, se prélassant sur des rochers.
Photos dans tous angles, enfin un très grand nombre.
Vue l’heure, nous décidons de faire la pause casse croute.
Prochain arrêt l’église de Budir, une très joie petite église encore tout en bois, une des plus anciennes d’Islande.
Nous retraversons la péninsule pour monter jusqu’à Olasvik, un port de pêche, assez sympa.
Nous continuons notre tour de la péninsule, plusieurs arrêts photos, à Dritvik, vestiges d’un bateau échoué ; et nous arrivons vers 18h à Hellnar, où se trouve notre hébergement, c’est un hôtel, les chambres bien, l’accueil bof et le diner très bien.
Demain nous sommes tous les deux, Françoise et Daniel reprennent l'avion, fin de leurs vacances
Mardi 3 juillet – J 13 – Hellnar à Grundarfjörður - 170 km
Ce matin nous quittons Françoise et Daniel qui repartent sur la capitale.
Nous décidons d’aller faire un tour le long des falaises, promenade que nous devions faire hier. Le temps un peu couvert, mais cela semble vouloir se lever.
Il y a en effet beaucoup d’oiseaux, des sortes de mouettes, des canards…
Après un bon tour, nous reprenons la voiture, car nous devons aller faire l’excursion en bateau.
Nous faisons un petit décroché car nous voulons essayer de prendre la piste F 570, aucune indication en bas, donc nous montons, très sauvage, temps couvert, et d’un seul coup en haut plus de route que de la neige. Alors demi tour nous redescendons et reprenons la route normale pour nous rendre à Sykkisholmur.
Nous arrivons à 10h57 pour un départ à 11h, il était temps, ils nous attendent et nous voilà partis en bateau sous un super soleil pour 2 heures de balades.
Le cadre est très beau, des milliers d’ilots dans le fjord.
Nous commençons par voir des colonies de macareux, ensuite nous voyons des cormorans, leurs petits sont déjà nés, nous les apercevons et nous verrons ensuite des aigles là aussi avec les petits.
Il est proposé sur le bateau une dégustation de fruits de mer, qui vient d’être péchée.
Ensuite nous reprenons la route, petit arrêt à Bonus, pour quelques courses.
Nous cherchons un endroit pour pique niquer, nous prenons une piste de côté en bord de mer et nous arrêtons au bord d’une rivière, le temps se maintient.
Cette piste nous conduit à un musée sur le requin, un peu bof, mais ce qui est intéressant est le séchoir à poissons (requin) derrière.
Photo d’une petite église.
Nous prenons ensuite une piste la 558 qui nous conduit dans des grands champs de lave, recouverts de mousse, très beau site, cela donne envie de s’y arrêter.
Nous filons ensuite sur la petite ville de Grunafjordur, allons au port, nous voyons les bateaux qui rentrent avec leur chargement de poisson, le déchargement…
Direction notre hébergement de ce soir, au bord de nulle part, une petite maison, la chambre est bien, pas de restaurant, nous décidons de faire notre repas, dehors sur la terrasse, au diner soupe œufs sur le plat, vache qui rit et yaourt.
Mercredi 4 juillet – J 14 – 274 km Grundarfjörður à reykholt
Ce matin pt déj sans prétention dans notre guesthouse. Départ vers 8h, nous allons faire le plein d’essence et prenons la route 54 qui va nous faire longer tout le fjord.
Nous voyons pas mal d’oiseaux, canards, oies, mais il est très difficile de s’arrêter, les chemins sont privés et nous ne pouvons nous rapprocher.
Nous voyons une colonie de cygnes, il y en a des centaines.
Photos d’églises, d’un bateau échoué sur un des ilets du fjord.
Nous avions prévu de visiter une ancienne ferme viking à Erikstaddir, mais vu le prix et pour un seul bâtiment nous renonçons et une seule photo de la voiture.
Nous reprenons la route plein ouest, la 60, nous montons à un col, une véritable purée de pois, temps complètement bouché, dommage cela devait être joli.
Nous retrouvons la 1 la route circulaire et arrêt au cratère de Grarbrok, ancien cratère éteint on peut y monter et la vue est très jolie. Les couleurs de la roche sont très belles. Belle balade.
Nouveau petit arrêt à la cascade de Glanni, sans prétention mais au milieu d’une forêt de bouleaux nains, sympa.
Reprenons la route, pour arriver à la plus importante source d’eau chaude d’Islande, c’est impressionnant, l’eau à 100° qui sort d’on ne sait où en bouillonnant et à une force importante. Dans la région il y en a beaucoup ; nous achetons des tomates à 200 Kr. Nous avions fait avant un arrêt à une autre petite source.
Il commence à se faire tard, on commence à avoir faim.
Reprenons la route, passons à côté d’où nous devons dormir ce soir. Arrêt aux cascades de hraunfossar et Barnafoss très belles, la première très large.
Nous pique niquons sur le parking, car il est plus de 2heures déjà.
Nous décidons de continuer jusqu’aux grottes de lave, pour cela nous devons prendre une piste, nous arrivons au site de Surtshellir, tunnels de lave de plusieurs km. Le site a l’impression de sortir d’un livre de Jules Verne. Le temps gris convient bien au site.
Nous retournons direction notre hébergement, ce soir nous sommes en hôtel.
Demain nous partons vers l’intérieur pour 3 jours plein. Réveil mis pour 6h et pt déj à 7h.
Jeudi 5 juillet – J 15 – 228 km - Reykholt à Kerlingarfjoll
Ce matin nous nous levons avec le soleil, super aux vues de la journée, nous allons profiter de super paysages.
Nous commençons par un très bon pt déjeuner et en route pour la piste.
Plein d’essence car pdt 3 jours pas de station.
Au départ, nouvel arrêt aux chutes de hraunfossar. Puis nous prenons la piste 550 , plein sud nous longeons le glacier Langjokull, le 2ème glacier d’Islande.
Piste de cailloux, assez pénible et mal marquée sur plus de 40 km et nous croisons personne sauf un camion à la fin. Les paysages sont superbes.
Nous prenons ensuite la F 338, plein est, nous roulons sur de la lave et sommes entourés d’immenses champs de lave.
Cette piste suit une ligne à haute tension sur des kilomètres. Nous la suivrons sur les 50 km de la piste ; nous avons la surprise de traverser 2 gués, non négligeables, qui n’étaient pas indiqués sur la carte.
Nombreux arrêts photos.
Nous arrivons à plus de 11h sur la 35 qui nous fera remonter plein nord.
Très rapidement, nous bifurquons juste après la rivière Sanda. Nous prenons la piste F 335, qui doit nous conduire jusqu’à un lac. Nous sommes tous seuls, passons près du lac, un tout petit gué, piste très chaotique et caillouteuse et nous arrivons au refuge (non gardé) où des allemands nous indiquent que nous pouvons continuer jusqu’à des cascades. Nous voilà partis, passage de gué important et piste perdue car non marquée, obligés de faire marche arrière. Enfin nous y arrivons et repartons sur des cailloux mais nous sommes récompensés, après une rude montée sur des cailloux, nous arrivons à de superbes cascades très sauvages, tous seuls. La piste continue mais très et trop difficile pour notre véhicule, donc nous renonçons.
Nous ne regrettons pas notre détour sur cette piste où nous avons vraiment fait du 4x4.
Pique nique sur le site et nous repartons vers la piste 35.
Nous avons programmé de nous arrêter aussi au lac Hvitarvatn, nous prenons la piste qui le longe (en pointillé) les couleurs de ce lac sont bleu turquoise, car alimenté par le glacier dont une langue Norourjokull se jette dedans. Une petite piste pour pêcheurs nous permet d’accéder au bord du lac.
Toujours aucun touriste, ou si peu. Nous reprenons notre piste 35 pour nous diriger vers la F 347 qui nous mène au camp de base du Kerlingarfjoll, où nous restons 2 nuits. Nous sommes logés dans une mini chalet avec tout confort douche wc. Ce soir une petite balade au-dessus pour nous mettre en forme, espérons demain grand beau pour une grande balade.
Nous faisons le repas sur la terrasse de notre chalet (soupe, pâtes)
Une très belle journée ensoleillée et des paysages à couper le souffle.
Vendredi 6 juillet – J 16 - Kerlingarfjoll - 12 km
Ce matin, temps un peu couvert, nous allons au pt déj vers 7h30, salle déjà pleine, plus de pain, de tasse… nous réussissons quant même à déjeuner et à nous connecter à Internet.
Nous nous préparons et décidons d’aller jusqu’au parking à 7km du refuge pour nous balader.
Montée raide, nous devons arrêter la voiture sur le parking. Nous sommes presque seuls, une autre voiture est là.
Après quelques instants de marche, nous découvrons un spectacle époustouflant, des fumerolles, des glaciers les torrents, les rhyolites et leurs couleurs, sans oublier les mousses à côté des sources d’eau chaude de tous les tons de vert. C’est magique et grandiose, il nous manque simplement le ciel bleu mais le temps n’est pas trop bas, donc une certaine luminosité.
Nous longeons tout d’abord le parcours 7 – il faut dire que rien n’est fait pour le tourisme, si peu d’indication- on longe un cours d’eau (petit torrent), ponctué de sources d’eau chaude à forte odeur soufrée. Nous devons régulièrement changer de rive, le terrain est très scabreux. A un moment nous devons renoncer à aller plus loin, plus de chemin. Donc demi tour. Nous prenons un autre sentier qui monte à pic, là aussi nous passons le long de sources d’eau et de boues bouillonnantes, espérons que cela rende bien à la caméra.
Nous passons 2 ponts de neige, les paysages sont vraiment superbes, des belles mousses, quelques petites fleurs au milieu de ce paysage si hostile mais aussi magique. Des mousses grises.
Il est plus de midi, le temps semble se gâter.
Nous refaisons encore un tour en remontant la piste 2 et nous voyons que la 7 part aussi là. Nous montons un peu toujours raide, encore quelques photos .
Nous passons à côté de ce qui reste de la «piscine d’eau chaude en pleine air » elle n’en a plus que le nom, il ne reste que des vestiges, de la boue, soit elle a été engloutie par un glissement de terrain, on ne sait pas trop car au refuge on nous avait dit qu’il y en avait. Tant pis nous allons repartir d’Islande sans s’être baignés dans une source d’eau chaude.
Il est presque 13h, il commence à pleuvoir, il fait froid 7°C, nous décidons de redescendre au refuge dans notre « chalet » pour le déjeuner au chaud : à midi salade de pâtes, tomates, œufs durs et saumon ; très bon et pour finir du skyr.
Ensuite repos, lectures, cartes pour le parcours de demain, photos sur l’ordi. Nous restons au chaud, le temps ne se lève pas et il fait froid. Demain nous repartons de bonne heure et quitterons définitivement les pistes de l’intérieur – pour mieux y revenir une prochaine fois, peut-être.
Samedi 7 juillet – J 17 – Kerlingarfjoll à Varmalhid (Bakkaflot) - 278 km
Départ vers 8h20, après un pt déj tardif (erreur de réveil), température assez basse 9°C, temps couvert.
Nous reprenons la piste 35 et 1er arrêt au site de Hveravellir, géothermie importante, sources d’eau chaude. Site protégé nous marchons sur des chemins en bois pour ne pas endommager le sol et pour ne pas risquer de s’enfoncer et brûler. Nous voyons successivement des rigoles de plusieurs couleurs (orange, blanche), des petites mares qui bouillonnaient, un petit volcan, et des petits cratères comme à Geysir, entre autre un tout bleu azur. Il semble qu’à côté il y est un centre soit pour mesures scientifiques ? Nous avons vu des gens se baigner dans des bains chauds en plein air (12°C à l’extérieur).
Nous reprenons la 35, passons à côté du grand lac Blöndulon, arrêt photos où nous croisons des français, en voiture et en moto. Nous verrons plus tard que ce lac est artificiel et alimente une grande centrale hydro électrique.
Nous arrivons au bout de la piste et nous dirigeons vers Blonduos par la piste 731 mais au début de la piste nous sommes freinés par un troupeau important de chevaux que des cavaliers accompagnaient, nous pensons pour les mettre ou déplacer vers des pâturages.
Passage à la ville petit arrêt courses, nous achetons de la salade (cela change un peu) et nous voyons à la piscine municipale des enfants de baigner en plein air à 13°C…
Nous décidons de visiter un peu la péninsule de Skagi, réputée très sauvage et remontons vers le nord par la route 74 nous bifurquons ensuite pour la traversée et nous retrouver sur la côte ouest du Skagafjordur ; route très sauvage, nous arrivons au bord du fjord, beaucoup de vent, quelques nuages mais le site semble grandiose, on aperçoit les îles de Malmey et Drangey qui sont des réserves ornithologiques.
Nous en profitons pour faire un arrêt déjeuner avec salade composée, fromage et skyr.
Nous redescendons vers Saudarkrokur, plein d’essence, lavage de voiture. La ville semble grande, assez active, de gros bateaux dans le port, mais aujourd’hui samedi donc peu d’activités.
En continuant notre descente, arrêt photo d’une église et sommes derrière le musée de Glaumbaer, photos de l’extérieur des maisons, qui sont très jolies et bien conservées.
Route vers Varmahlid et petit détour pour aller visiter une petite église en tourbe, bois et herbe qui se nomme Viöimyrarkirkja, église d’origine 1318, et reconstruite en 1834 ;
L’intérieur est tout en bois non peint, la chaire est du 18è siècle.
Prenons le chemin de notre hébergement le Bakkaflöt, encore une photo d’église et de 3 maisons en tourbe. Nous sommes très bien logés, petite maisonnette avec tout confort.
Avant diner nous prenons la voiture pour aller faire un tour et voir les lieux de rafting et nous retombons sur un troupeau de chevaux et on nous dit de faire demi tour, cela nous étonne aux vues de la carte, mais la route est indiquée sans issue.
Bon diner, demain la péninsule des Trolls.
Dimanche 8 juillet – J 18 – Varmalhid à Husavik - 327 km
Départ 8h30, temps couvert 16°C.
Nous décidons de faire la péninsule Trollaskagi dite des Trolls. Nous montons plein nord avec un 1er arrêt au petit port d’Hofsos, qui était le port de départ des émigrants vers le nouveau monde. C’est tout petit il subsiste une maison et un musée en bois du XVIIIè siècle.
Peu après nous prenons une piste en bordure de mer pour voir les canards, quelques photos.
Nous continuons jusqu’à Siglufjordur , nous devons prendre pour y accéder un petit tunnel à sens unique, heureusement personne en face. Ancienne capitale du Hareng, il ne subsiste plus d’activités et reste un musée. La ville semble assez importante mais c’est dimanche et tout est fermé, nous avons vu de nombreux campeurs près du port, nous n’avons pas l’explication.
Nous repartons et prenons 2 grands tunnels très récents de fin 2010 d’une longueur de 15 km.
En sortant des tunnels, Olafsfordur, pas d’arrêt et de nouveau un tunnel mais celui-ci en sens prioritaire pour nous et nous croisons quelques voitures qui doivent se ranger à notre passage sur des dégagements.
Arrivée à la capitale du Nord, Akurery, tout est fermé, dimanche, passage à l’office de tourisme, nous trouvons la pub de notre hébergement de ce soir, autrement tour au port, cela a l’air industriel et important.
Nous n’avons toujours pas mangé et nous nous dirigeons vers Laufas, ancienne ferme très bien conservée et entretenue, vers 1870, en plus aujourd’hui journée portes ouvertes avec animations et des gens en costume ancien. Après photos, visites nous montons un peu sur la route et trouvons un parking pour déjeuner, en plein vent… et c’est pas peu dire.
Après direction Godafoss, la cascade des dieux , un peu de monde mais très jolie.
Route ensuite vers notre destination, Husavik ; en arrivant nous allons directement réserver notre sortie baleine de demain matin, nous prenons celle un peu plus cher et voir également les macareux et plus on ne sait jamais.
Installation dans notre gesthouse, en plein centre ville, la chambre est très bien, nous avons même 4 lits.
Nous dinons ce soir en ville sur le port.
Lundi 9 juillet – J 19 – Husavik à Skulagardur (Asbyrgi) - 102 km
Ce matin réveil et toilettes de bonne heure, car nous avons l’impression qu'il n'y a qu'une seule salle de bain et beaucoup de monde. Nous le verrons pour le pt déj, sans plus.
Nous nous préparons en conséquence pour la sortie baleines, je dois en être à 5 couches, le thermomètre est bas, mais le ciel semble dégagé (à peu près).
Au moment de l’embarquement, nous devons enfiler une combinaison qui nous semble très chaude et sécuritaire. Nous comprendrons plus tard que c’est bien utile (la chaleur).
Départ sans soucis sous le soleil, nous approchons de l’ïle Lundey, peuplée de milliers de macareux, dommage nous passons un peu loin pour les prendre en photos et filmer.
Nous partons ensuite à la recherche de la baleine. L’équipage installe les voiles, ce qui me sera fatal, cela bouge dans tous les sens.
Au bout d’un certain temps nous commençons à les apercevoir, Bernard prendra quelques belles photos, ce sont des baleines à bosse.
Nous retournons au port, transis de froid, un peu patraques… Il est 14h, plein d’essence et route vers Asbyrgi notre balade prévue aujourd’hui.
Arrêt pique nique dans la voiture, tellement il fait froid la température est descendue à 6°C. Nous allons quant même faire la balade prévue à Raudolar. Marche de 2h, très jolie, nous passons près d’une grotte de lave, le parcours est très sauvage, Bernard photographie des orchidées, pense-t-on, nous montons en haut de Raudalor, les couleurs sont superbes, du rouge et noire sur la montagne.
Retour parking et filons à notre hébergement car il est plus de 18 h. Nous sommes très bien installés, très peu de monde, notre chambre donne sur un petit lac et si demain le temps est débouché je pense que nous devrions voir la mer.
Demain dernière grande boucle par la péninsule du nord est, où nous devrions voir plein d’oiseaux.
Et encore une journée riche en souvenirs.
Mardi 10 juillet – J 20 – 386 km Skulagardur (Asbyrgi) à Egilsstadir
Lever sous le soleil, après un bon pt déj départ 8h20.
Nous jetons la table de camping dans une benne pas très loin de l’hôtel. Nous prenons la route 85 qui contourne la péninsule du nord est Melrakkasletta, nous montons jusqu’au niveau le plus haut de l’Islande, au phare de Borgeirsdys et prenons une photo de la boussole dans la voiture qui indique la latitude et longitude.
Nous commençons à voir du bois flotté en abondance sur les plages, qui proviendrait de Sibérie.
Nous redescendons, arrêt courses à Raufarhofn, et nous arrêtons ensuite à Raudanes, car il paraît que l’on peut voir des macareux.
Nous nous équipons en chaussures, bonnet et pulls, et commençons le circuit, nous voyons nos 1ers oiseaux, des mouettes et d’autres ?? en train de nicher. Nous rencontrons des islandais qui nous expliquent qu’il faut marcher 7km pour voir les macareux ; nous renonçons aux vues de notre programme, faute de temps (à garder pour la prochaine fois !). De très beaux paysages, des falaises abruptes et des découpes dans les roches.
Repartons en voiture, pour une nouvelle destination qui est la péninsule de Langanes, là aussi nos espoirs se calment vite, car pour atteindre l’extrêmité, le phare de Fontur, il faut 50 km de piste mauvaise. Nous avançons un peu et nous trouvons un endroit pour faire la pause déjeuner, il est déjà 14h ; pas mal de photos, cygnes, canards divers, bois flotté…
Et nous reprenons la route 85 jusqu’à Vopnafjordur, et là décidons de prendre la piste 917 pour rejoindre notre destination ; ce fut un excellent choix, la piste est magnifique, des paysages époustouflants, sommes montés à 640m en prenant une pente à 15% ; les Alpes n’ont rien à envier. Nous avons eu très froid, 5°C et un vent glacial en haut du col.
La descente se fait avec la vue sur une baie Heraossandur avec plage immense de sable noire, eau de glacier qui se mélange dans l’eau de mer.
Ensuite fin de la 917 route 1 et direction notre hébergement à Egilsstadir.
Notre plus longue étape de 385 km, ce qui nous a empêché de tout faire complètement, il faudra revenir une prochaine fois.
Mercredi 11 juillet – J 25 – 156 km Egilsstadir - Borgarfjordur - Egilsstadir
Notre dernier jour en Islande, le soleil est au rendez-vous. Nous décidons d’aller voir les macareux, indiqués sur le guide.
Nous prenons la route qui part de l’hôtel la 94, qui nous conduit au bout de l’estuaire, où nous avions vu hier soir la belle plage de sable noir.
Nous entamons une montée pour traverser la montagne, moins rude qu’hier, mais également très jolie.
Arrivés au petit village, nous voyons un ancien séchoir à poissons. Le rocher où se trouvent les macareux se trouve au niveau du port, à la sortie du village.
En arrivant, nous sommes impressionnés, il y en a beaucoup ; ils ont leurs nids plutôt des terriers, on aperçoit plein de trous dans l’herbe à flanc de colline.
Cela veut dire également que nous ne voyons pas les petits qui sont dans les terriers.
Il parait qu’ils repartent le 15 aout exactement.
Il y a une cohabitation avec les mouettes tridactyles, les fulmars et les eiders à duvet.
Le photographe s’est défoulé, 100, voire plus de photos sur les macareux. Mais ce sont nos derniers pour ce voyage…
Nous retournons tranquillement, dernier pique nique au bord de la rivière et ensuite nous allons en ville, plein d’essence, lavage de la voiture, courses alimentaires pour le ferry et derniers petits achats.
Nous retournons à l’hôtel rangement de toute voiture, mise des roues dans le coffre, car demain nous devons être au ferry à 7h, donc lever vers 5h, pt déj à 6h et départ à 6h30.
Jeudi 12 juillet - J 26 - départ d'Islande
Ce matin, réveil à 5h, nous devons prendre le pt déj à 6h et partir à 6h30.
Le soleil est au rendez-vous pour cette dernière journée, il ne fait que 5°C.
Arrivée au village de Seyðisfjörður, il y a déjà du monde qui attend, mais le ferry n’est pas là. Passage de contrôle, la voiture est toisée pour la hauteur. Je monte, comme à l’aller, de mon côté et Bernard me retrouve dans la cabine.
Nous partons avec un peu de retard, avons 2 jours de ferry pour rejoindre le Danemark.
Dernières prises de film et quelques dernières photos de ce magnifique voyage.
Nous repartons avec plein de souvenirs dans la tête, 6 heures de fims à monter et plus de 4000 photos.
Il faudra revenir, c’est sûr, nous sommes bien loin d’avoir tout découvert de ce superbe pays.